Occupation et blocus

Occupation, mode d’emploi (d’après un tract de la FCPE de 2009, réactualisé 2019, envoyé par des collègues du 20ème arrondissement)

L’objectif d’une occupation d’école ou de collège et lycée, est de bloquer son fonctionnement administratif et de médiatiser la situation qui a conduit à prendre la décision d’occupation.

NB : Il ne s’agit pas dans ce document de donner un cadre juridique ou d’encourager à : une occupation n’a pas de caractère légal.

Comment faire :

Tout d’abord, la direction doit être prévenue la veille afin que le personnel concerné par l’action soit informé. Il faut alors expliquer les raisons de l’occupation, le déroulement (son commencement, sa durée, modalités d’occupation etc..) mais aussi rassurer sur son caractère non violent.

Il s’agit ensuite de former un petit groupe de parents d’élèves pour occuper le bureau de la directrice ou du directeur, ou du standard, pendant 2 heures, une matinée, ou toute la journée à tour de rôle. Cela consiste à répondre au téléphone à la place de la directrice ou du directeur, en indiquant que l’école est occupée par des parents d’élèves (en donnant la raison de l’occupation).

Pour tout appel d’ordre administratif : ne pas transmettre la communication mais noter l’appel et transmettre le message si besoin (par exemple signalement de l’absence d’un élève).

Pour tout appel ayant un caractère d’urgence qu’il vous appartiendra de déterminer : transmettre la communication à la directrice ou au directeur.

Que faire pour médiatiser l’occupation :

Prenez une photo des parents entourant la directrice ou le directeur assis·e à son bureau, et postez la photo, accompagnée d’une légende localisant l’école, sur les listes mails et les réseaux sociaux.

Récupérez ou rédigez un communiqué. Envoyez-le par mail, par twitter, etc. :

– Au rectorat (recteur, DASEN, adjoint…), à l’inspectrice ou inspecteur de la circonscription

– Aux contacts presse et journalistes

– Sur les listes mails, sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, etc.)

– Aux élu·es (maire de l’arrondissement, maire de Paris, conseiller·es municipaux, député·es, sénateurs/sénatrices…)

– Aux fédérations nationale et locale (Paris + arrondissement) des parents d’élèves. Aux syndicats locaux de l’éducation nationale.

Vous pouvez aussi si ça n’est pas fait, visibiliser l’action sur le quartier : préparer et accrocher une banderole sur l’école, préparer un tract ou une pétition à faire signer devant l’école ou sur le marché, faire des affichettes à coller sur les panneaux et les murs du quartier…