Comprendre le problème en 5 minutes

Pourquoi lutter contre les réformes du ministre Blanquer?

PARCE QU’ELLES VONT AUGMENTER LES INÉGALITES SOCIALES ET DÉTERMINER TRÈS TÔT L’AVENIR DES ENFANTS :

-Dès la maternelle, certains enfants pourront aller dans une école publique bilingue (EPLI), mais ils devront habiter dans le bon quartier et être sélectionnés.
-Les communes seront obligées de financer en partie les écoles maternelles privées, à cause de la scolarité obligatoire à 3 ans.
-A la fin du collège, si votre enfant choisit une filière professionnelle, il n’aura presque plus d’enseignements généraux.
-Au lycée, avec la nouvelle réforme, ce sera un vrai casse-tête pour votre enfant de choisir ses spécialités. Dans un petit lycée, il y aura très peu de choix. Dès la 3ème, votre enfant se mettra donc une grosse pression pour choisir son lycée, en fonction des spécialités proposées, et cela aura de grosses conséquences sur la suite de ses études et sur son bien-être. En plus, avec Parcoursup, votre enfant sera placé dans une filière par des algorithmes, avec tout ce que cela suppose d’arbitraire et de bugs.
-Avec la réforme du bac, et le contrôle continu, le bac d’un lycée de quartier défavorisé ou de campagne risque d’être moins valorisé que les autres.

PARCE QU’ELLES CRÉENT UN CLIMAT DE MÉFIANCE, DE SURVEILLANCE ET DE CONCURRENCE

-Les écoles et les profs seront mis en concurrence pour réussir les évaluations officielles et être bien classé.es.
-Les familles et les enseignant.es auront peur de dire ce qu’ils pensent à cause de l’article 1.
-Le ministre essaye de forcer les enseignant.es à appliquer certaines méthodes dont les spécialistes remettent en cause la validité ; la liberté pédagogique est réduite et l’expertise de terrain n’est plus reconnue.

PARCE QUE DES MESURES SONT PRISES JUSTE POUR ÉCONOMISER, SANS RÉPONDRE AUX BESOINS DE L’ÉCOLE

-L’enseignant.e de votre enfant pourra être remplacé.e par un.e étudiant.e non formé.e et mal payé.e.
-Si votre enfant a un handicap, son accompagnant.e pourra être partagé.e avec d’autres élèves.
-Pour faire des économies, les écoles risquent d’être fusionnées avec le collège: mesure abandonnée pour le moment, mais qui pourrait « ressortir » dans le cadre de projets expérimentaux.

ET DONC, MÊME AVEC CES REFORMES…

-Votre enfant continuera de partager son enseignant.e avec 25 à 30 autres élèves, et encore plus quand un. enseignant.e absent n’est pas remplacé.e.
-Si votre enfant a un handicap, il ou elle continuera d’être accompagné.e par des personnes qu’on laisse se débrouiller sur le terrain, sans bonne formation et très mal payées.
-Quand un enfant a de grosses difficultés, il ou elle continuera d’attendre plusieurs mois avant d’avoir un rdv pour de l’aide spécialisée.
-Dans les communes pauvres, les enfants continueront de travailler dans des locaux trop petits et mal entretenus.
-Les professeur.e.s débutant.e.s continueront d’être mal formé.e.s et mal accompagné.e.s.
-Les écoles, collèges et lycées continueront de manquer de médecins, d’infirmier.es scolaires, d’éducateurs/trices, de psychologues…

Et enfin, à l’heure où tout le monde entend parler de catastrophe écologique, le texte reste assez évasif sur le rôle de l’école à préparer les jeunes aux enjeux démocratiques et écologiques de demain !

Les modifications suite au passage au Sénat et à la commission mixte paritaire

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